Economie d'énergie

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Aujourd'hui, une installation de chauffage performante, confortable et économique devrait obligatoirement être pilotée par une régulation utilisant une courbe de chauffe ou dite encore sur « loi d'eau ». Il est ainsi vraiment navrant d'entendre encore, de la bouche même de certains installateurs, qu'avec une sonde extérieure pour des radiateurs (même dimensionnés « au plus juste ») les habitants vont avoir froid en hiver !

Il n'est pas rare non plus de rencontrer des installations de chauffage possédant une telle régulation mais dont les capacités ne sont pas exploitées à leur maximum, bien souvent par incompréhension du fonctionnement, un mauvais réglage ou un manque de conseils avant-vente, entraînant alors bien souvent un inconfort pour les occupants (et une mauvaise image de cette régulation auprès du public), voir une surconsommation ...

Or une régulation basée sur une loi d'eau utilise pourtant simplement une correspondance entre la température de l'eau de l'installation et les conditions atmosphériques réelles, correspondance qui dépend uniquement du type de bâtiment (son isolation), de l'installation et du confort recherché (température intérieure), pouvant uniquement varier durant la vie de l'installation en fonction par exemple des rénovations thermiques. Chez elyotherm, nous essayons de toujours préconiser ce type de régulation avec les installations qui s'y prêtent (chaudière à condensation, pompe à chaleur, chaudière à granulés bois, ?). Mais compte tenu de la désinformation parfois distillée auprès du public, cette dernière nous réclamant alors beaucoup de temps pour convaincre nos clients de tout l'intérêt d'une telle régulation, nous avons décidé d'écrire un article plus précis sur le sujet afin que les futurs acquéreurs d'une solution de chauffage puissent s'y référer.

Pourquoi une courbe de chauffe

Tout d'abord, il faut savoir que les installations de chauffage sont dimensionnées pour assurer le confort pour une température extérieure minimum et surtout extrême. Appelée température extérieure de base, cette température dépend de la région et de l'altitude où se situe le bâtiment à chauffer. Par exemple, pour Lyon, la température extérieure de base est de -10°C (pour une altitude comprise entre 0 et 200m).



Cette température extérieure de base étant très rarement atteinte (voir bien souvent jamais certains hivers !), la température extérieure moyenne en hiver étant plutôt de l'ordre de +5°C, les installations de chauffage sont ainsi durant la majeure partie de la saison de chauffe, surpuissantes par rapport aux besoins (déperditions) réelles. De plus, la puissance déterminée par calcul, est majorée pour permettre une relance du chauffage rapide lorsqu'il fait très froid, et déterminée aussi parfois pour assurer une production d'eau chaude sanitaire avec un débit confortable. Avec un réglage manuel de la température d'eau du générateur pour pallier au risque d'une température extrême, on chauffe alors en permanence de l'eau à une température trop élevée.

Pour adapter la puissance des corps de chauffe (ex. radiateurs) aux besoins réels, il est généralement possible d'agir soit :
  • en réduisant le débit d'eau chaude dans le corps de chauffe,
  • en envoyant de l'eau chaude par intermittence (à l'aide d'un thermostat d'ambiance),
  • ou en faisant varier la température d'eau circulant dans le corps de chauffe.

La réduction du débit d'eau en fonction des besoins est généralement réalisée par des vannes thermostatiques. Mais compte tenu de la course utile des vannes thermostatiques extrêmement faible, les réductions de débit permettant de faire varier la puissance du radiateur sont difficilement atteignables : il faut diminuer le débit à 15% du débit nominal pour diminuer de seulement 50% la puissance du radiateur. Les vannes thermostatiques doivent donc être utilisées comme organe de réglage final et non pas comme réglage principal.

L'usage d'un thermostat d'ambiance, bien que plus précis en terme de confort (dans la pièce de référence), n'est pas non plus l'idéal avec des chauffes et des refroidissements successifs des émetteurs (inconfort, bruit, ?), sachant que le générateur se comporte là encore comme une « grosse cocotte-minute » avec de l'eau chaude maintenue en permanence à une température non adaptée aux conditions climatiques réelles : pourquoi produire en permanence de l'eau à 60°C dans sa chaudière au printemps alors qu'il fait 15°C extérieure ? De l'eau circulant à 30°C pourrait peut-être largement suffire pour combattre les déperditions du logement !

Pour une régulation plus précise et économique, il ne reste donc que la solution de faire varier la température d'eau circulant dans les émetteurs. Ainsi par exemple, à un débit nominal d'eau, le fait de diminuer de 90°C à 60°C la température de l'eau, la puissance du radiateur est réduite de 50%. En outre, la régulation d'une température d'eau est bien plus simple à réaliser par le générateur de chaleur (ex. chaudière) ou des organes intermédiaires (ex. vanne mélangeuse).

Cette façon de procéder, au contraire d'une régulation de type « tout ou rien » (ex. thermostat d'ambiance) va permettre en chauffant l'eau à la « juste » température :
  • de diminuer les pertes de chaleur dans le réseau de distribution du chauffage (tuyauteries), les pertes à l'arrêt des générateurs,
  • d'augmenter les temps de cycle des générateurs (moins de « marche / arrêt »), soit un meilleur rendement global avec moins d'usure/encrassement de certains organes,
  • d'optimiser le fonctionnement des chaudières à condensation avec une eau de retour la plus froide possible, permettant de garantir le phénomène de condensation tout au long de la période de chauffe surtout avec des radiateurs non « basse température »,
  • de ressentir un meilleur confort (chaleur « douce »), l'eau à la « bonne » température circulant en permanence dans les radiateurs (à la manière d'un plancher chauffant), au contraire d'un thermostat d'ambiance « tout ou rien » envoyant de l'eau très chaude dans les émetteurs seulement par à-coups, entraînant bruits de dilatation, inconfort par un refroidissement rapide du radiateur lorsqu'il n'est plus alimenté, pièces plus froides car le thermostat à un autre endroit du logement a déjà coupé ?
  • de diminuer la pollution environnementale,
  • et enfin surtout de générer d'importantes économies d'énergie.

Principe d'une courbe de chauffe

Une régulation sur courbe de chauffe va donc simplement établir la correspondance entre les besoins de chaleur du bâtiment (basés sur les déperditions donc de la température extérieure) et la température de l'eau qui alimente les émetteurs. En effet, pour une température intérieure et une isolation données, un bâtiment perdra toujours le même nombre de calories pour une certaine température extérieure, qu'il faudra compenser pour maintenir la température intérieure, et ce de manière quasi linéaire (droite), éventuellement compensées par les apports gratuits (ex. ensoleillement du bâtiment) mesurés par une sonde d'ambiance.


Une courbe de chauffe peut donc simplement (et pour les besoins de vulgarisation de cet article) se définir avec une droite comprenant une pente (réglable) et un point pivot de base (réglable à la l'aide d'un déplacement parallèle). La pente de la courbe est un nombre décimal (généralement variant de 0 à 4) qui signifie que pour une variation de 1°C de la température extérieure, la température de l'eau varie de 1°C x La pente (ex. 1°C x 1.6 = 1.6°C). Le point pivot (généralement prédéfini sur les régulations), point fixe autour duquel tourne la courbe de chauffe lorsque l'on fait varier la pente, peut être changé en modifiant la parallèle de la courbe (translation verticale).


Ainsi il est impossible d'avoir froid en hiver avec cette configuration si elle est bien réglée !! S'il fait -10°C extérieur à 7h du matin, la courbe de chauffe (réglée pour les émetteurs et les déperditions propres du logement) demandera à la chaudière d'envoyer par exemple une eau à 70°C pour obtenir 20°C intérieur. Et peut-être qu'à midi, il ne fera plus que -3°C à l'extérieure, la régulation demandera alors à la chaudière de n'envoyer que de l'eau à 55°C pour continuer d'obtenir une température ambiante de 20°C.

Petites précisions sur les thermostats dits « modulants », avec fonction PID, fournis ou installés avec certaines chaudières : même si le fonctionnement de ces derniers peut se rapprocher d'une régulation sur température extérieure (régulation basée sur les déperditions réelles du bâtiment), ce n'est pas tout à fait le cas. Ils ne modulent pas toujours directement la puissance du brûleur, mais créent une modulation "artificielle" de la température de l'eau avec des mesures temporelles d'élévation/diminution de la température intérieure. Pour simplifier : est-ce qu'avec une eau à 40°C, la température intérieure s'élève jusqu'à la consigne demandée / au bout de combien de temps ? Si non, c'est peut-être que la température extérieure baisse. Il commande à la chaudière une élévation de la température d'eau à 45°C, et revérifie. Si la température se stabilise, c'est la « bonne » température. Et ainsi de suite ? Ainsi par moment, avec moins de réactivité, et plus d'oscillations autour de la température optimale d'eau, on peut chauffer l'eau à une température plus que nécessaire (donc consommer plus d'énergie). Ce n'est pas le cas avec une régulation sur température extérieure car le réglage de la température d'eau se fait de manière continue (mesure permanente de la température extérieure). Dans tous les cas, si l'installation d'une régulation sur température extérieure est vraiment impossible, un thermostat « modulant » est toujours à préférer à un modèle « tout ou rien » (ou dit ToR), surtout avec une chaudière à condensation HPE ou un modèle « basse température » disposant d'une fonction de modulation du brûleur. Un thermostat modulant, raccordé à la régulation par un protocole de communication « OpenTherm » ou propriétaire fabricant (ex. eBus chez Saunier Duval - voir thermostat connecté MiGo) permettra en effet de moduler directement la puissance brûleur.

En savoir plus : les différentes régulations de chauffage

Comment régler une courbe de chauffe

Le réglage d'une courbe de chauffe n'est pas vraiment compliqué en soit : ce n'est finalement qu'une droite comprenant 2 paramètres (pente et parallèle), et il suffit de trouver seulement 2 points pour la définir. En revanche, pour un réglage optimal, son ajustement doit se faire sur une demi-période de chauffe : un premier réglage (par exemple à l'installation), un ajustement en demi-saison (printemps ou automne), et un ajustement en plein hiver.

En disposant d'anciens repères de fonctionnement

Pour le premier réglage, l'idéal est de connaitre certaines valeurs utilisées avec l'ancien générateur :
  • en hiver, pour la température extérieure de base [A], la température maximale de l'eau qui devait être envoyée dans les émetteurs [B]
  • en saison chaude, la température extérieure à laquelle le chauffage était coupé [C], et la température minimale de l'eau envoyée dans les émetteurs [D]
  • le point pivot de base de la nouvelle régulation (précisé dans la notice technique) avec température extérieure de non chauffage [E] et la température minimum de l'eau [F]

Les formules de calculs sont alors les suivantes :

Pente = ( [B] - [D] ) / ( [C] - [A] )

Parallèle = [D] - ( [F] + Pente x ( [E] - [C] ) )

Exemple :
Pente = (80°C - 35°C)) / (20°C - (-10°C)) = 1.5
Parallèle = 35°C - (20°C + 1.5 x (15°C - 20°C)) = 23

La courbe de chauffe peut se définir ensuite par :

T° eau = 1.5 x (T° intérieure demandée - T° extérieure) + 23




Par ajustements progressifs sur quelques jours

Si on ne dispose pas de valeurs de référence, l'expérience de votre chauffagiste lui permettra de vous régler sans problème une première courbe de chauffe en fonction de votre bâtiment.

Il suffit ensuite de s'aider de l'un des tableaux ci-dessous pour ajuster progressivement par une méthode simple (sans calculs) la loi d'eau :

Température ext.
le jour
Température intérieure ressentie
Trop chaud
Trop froid

+5 à +15°C

Augmenter la pente de 0,1
Baisser la parallèle de 1
Baisser la pente de 0,1
Augmenter la parallèle de 1

-20 à +5°C

Baisser la pente de 0,1Augmenter la pente de 0,1

comment régler une courbe de chauffe simplement


Mais attention, un bâtiment réagit lentement à ces modifications : il faut le laisser s'adapter en ne réalisant pas plus d'un ajustement par jour, voir plutôt toutes les 48h surtout en demi-saison. De plus, pour apprécier l'impact réel d'une modification d'un paramètres de la courbe de chauffe et éviter des "perturbations" externes, lorsque l'installation est équipée de vannes thermostatiques, il est important de maintenir celles-ci en position ouverte durant la durée du réglage, et aussi de désactiver toute fonction de compensation présente éventuellement au niveau de la régulation (elle pourra être réactivée au besoin après avoir trouvé la courbe de chauffe la plus adaptée au bâtiment).


Par calculs à l'aide de 2 jours de référence

Il est nécessaire de disposer de 2 périodes de quelques jours où la température extérieure est relativement stable la journée, en demi-saison et en plein hiver, sans non plus d'apports gratuits tel du rayonnement solaire. Il est impératif aussi de désactiver toute compensation de température (par exemple un régulateur positionné dans la pièce à vivre). Il faut enfin noter le point fixe/pivot (ou "pied de courbe" ou "parallèle") [PL] et la pente [PT] actuellement réglés dans la régulation.

Nous savons que T° eau = [PT] x (T° intérieure demandée - T° extérieure) + [PL]

Vous souhaitez par exemple obtenir une température intérieure de 20°C. Imaginons qu'actuellement est réglé une pente [PT] = 1 et une parallèle [PL] = 30.

Or pour 10°C extérieure vous obtenez 22°C au lieu des 20°C demandés :

[PT] x (T°int - T°ext) + [PL] = 1 x ( T°consigne - T°ext) + 30 = 1 x (20°C - 10°C) + 30
[PT] x (22°C - 10°C) + [PL] = 40
[PL] = 40 - 12 [PT]

Et pour 0°C extérieure vous obtenez plutôt 18°C :

[PT] x (T°int - T°ext) + [PL] = 1 x ( 20 - 0) + 30
[PT] x (18°C - 0°C) + [PL] = 50
[PL] = 50 - 18 [PT]

On en déduit :

40 - 12 [PT] = 50 - 18 [PT]
18 [PT] - 12 [PT] = 50 - 40

[PT] = 10 / 6 = 1.7
[PL] = 50 - 18 x 1.7 = 19

La nouvelle loi d'eau est donc :

T° eau = 1.7 x (T° intérieure demandée - T° extérieure) + 19

On se rend bien compte que pour une température extérieure de 0°C, on enverra de l'eau à 53°C plutôt qu'à 50°C pour avoir un peu plus chaud, et que pour une température extérieure à 10°C, le générateur enverra de l'eau à 36°C plutôt qu'à 40°C pour avoir moins chaud.


Ensuite il est possible d'avoir encore à affiner un peu, mais ce calcul évite de tâtonner à augmenter diminuer la pente et le pied de courbe sur plusieurs jours et d'approcher assez rapidement la courbe de chauffe.

ATTENTION : à nouveau cet article se veut avant tout une vulgarisation du principe de fonctionnement d'une régulation sur loi d'eau, et ce pour que le plus grand nombre puisse aborder et comprendre le sujet.

Ainsi, certaines régulations bien plus optimisées ne fonctionnent pas sur une "simple" droite du type "ax + b" ! Si nous prenons l'exemple d'une régulation Viessmann pour une chaudière HPE condensation, la loi d'eau est plutôt de la forme :

T°départ = T°cons. ambiance + Parallèle - Pente x B x (1,4347 + 0,021 x B + 247,9 x 0,000001 x B x B)

Avec :
B = T°ext. moyenne - T°cons. ambiance
T°ext. moyenne = 0,7 x T°ext. pondérée + 0,3 x T°ext. effective
T°ext. pondérée actuelle = T°ext. pondérée précédente x [ ( (Cste - 1) / Cste ) + (T°ext. effective / Cste) ]

T°ext. pondérée actuelle : calculée toutes les 10mn
Cste = valeur x 10mn  (valeur = 128 par défaut)

Exemple :
Si T°cons. ambiance = 20°C, T°ext. moyenne = 0°C, Parallèle = 0 et Pente = 1, nous avons :
T°départ = 20 + 0 - 1 x (-20) x (1,4347 + 0,021 x (-20) + 247,9 x 0,000001 x (-20) x (-20))
T°départ = 20 + 20 (1,4347 - 0,42 + 0,09916)
T°départ = 42°C

Nous sommes donc bien loin d'une simple droite comme on peut en trouver sur certains produits peu évolués. Et la loi d'eau sera encore différente pour la régulation d'une Pompe à Chaleur du même fabricant ! Vous comprenez alors toute l'importance du savoir-faire du fabricant et pourquoi il convient d'en choisir un "bon" pour votre confort et vos économies d'énergie !



Une fois le réglage optimal obtenu, il ne faudra plus jamais y revenir (d'où l'intérêt de s'y atteler au moins une fois au début !), sauf en cas de modification de l'isolation propre du logement (ex. remplacement des vitrages).

Enfin, en association avec un satellite (ou commande déportée) intérieur, dispositifs intégrant une sonde de température, la courbe de chauffe peut aussi s'ajuster automatiquement en cas d'apports gratuits dans le bâtiment (rayonnement solaire, chaleur humaine, ?). Attention, ces dispositifs ne sont pas des thermostats d'ambiance : ils ne font que reporter une information complémentaire au générateur pour plus de précision en compensant/corrigeant la température d'eau. Cette sonde est par ailleurs quasi-obligatoire dans le cas d'un plancher chauffant pour obtenir une température intérieure très proche à la valeur de consigne demandée pour tenir compte de l'inertie et des apports gratuits.


On assiste depuis quelques mois (bien que certains produits existent depuis plusieurs années) à l'annonce et la commercialisation de nouveaux thermostats d'ambiance connectés ou dits « intelligents » à raccorder sur votre système de chauffage pour réaliser des économies d'énergie. Ce sont des dizaines de modèles qui existent aujourd'hui comme le thermostat « Nest » de Google ou encore le thermostat « Netatmo » pour ne citer que les plus connus. Ces thermostats sont qui plus est éligibles au Crédit d'Impôt pour la Transition Energétique de 30% (CITE) et à la prime « économies d'énergie » (CEE) ce qui les rend aujourd'hui particulièrement attractifs. Ces thermostats nouvelle génération sont une petite « révolution » comme diraient certains. Mais peuvent-ils réellement s'adapter à tout système de chauffage (gaz, fioul, pompe à chaleur, radiateur électrique ?) et vous faire économiser jusqu'à 30% de votre facture d'énergie comme le promettent leurs concepteurs ? Nous proposons de découvrir en détail quelques unes des solutions existantes actuellement.

Notre sélection de thermostats connectés (sans ordre de préférence) que nous avons pu  à de nombreuses reprises tester et installer chez nos clients et qui nous sont apparus les plus performants, fonctionnels et simple d'usage :
  • Thermostat Netatmo (ou MiGo si vous possédez une chaudière Saunier Duval)
  • Thermostat Google Nest v3
  • Thermostat Qivivo
  • Solution Honeywell Evohome
Découvrez-les en détails ci-après.


Thermostat Google Nest

La société américaine Nest, qui appartient désormais à Google, le commercialise depuis maintenant un certain temps en France (un détecteur de fumée et de monoxyde de carbone est aussi disponible) alors qu'il est déjà sorti depuis plus de 2 ans aux États-Unis avant son apparition dans notre pays. Selon le fabricant, le « Nest Learning Thermostat » permettrait aux utilisateurs de réduire de 13 à 31 % leur facture d'énergie, en fonction des caractéristiques du logement, du climat et des fonctionnalités utilisées.

Mise à jour au 04/12/2015
NEST lance la 3ème version de son thermostat connecté au prix de 249?. Cette nouvelle version NEST v3 ne diffère pas fortement de la v2 mais améliore quelques points :

  • l'écran devient plus grand et affiche une résolution plus lisible de 480x480 pixels
  • le détecteur de présence détecte désormais la présence à une plus grande distance
  • comptabilité avec le protocole « OpenTherm » pour les chaudières en étant équipées
Découvrez notre article dédié au « Thermostat connecté Google NEST V3 »


Thermostat Google Nest


Il apprend ainsi de façon automatique les habitudes des occupants et crée un programme personnalisé, qui prend en compte l'inertie du bâtiment et les températures intérieure et extérieure (connecté à internet en Wi-Fi, il prend en considération la météo pour mieux comprendre et anticiper ce qui affectera la température du logement). Au moins une fois par jour, il envoie des informations aux serveurs Nest sur les habitudes et les souhaits des occupants de la maison, ainsi que sur la maison elle-même. Il récolte ces données d'une part grâce à ses sondes embarquées : détection de présence, température ambiante, hygrométrie. Il enregistre d'autre part les souhaits de occupants qui programment une température X pour le matin, Y pour le soir, etc... En croisant par exemple les données météo extérieures, les serveurs Nest sont capables de prédire le comportement de la maison : ce matin à 7h, il fera telle température, avec un vent du nord à telle vitesse, mais un fort ensoleillement... Pour les habitants du logement qui ont programmés une certaine température pour 7h, le thermostat Nest démarrera le chauffage tant d'heures ou de minutes avant, mais pas plus, pour atteindre le confort souhaité juste au bon moment.

Il se base au départ sur la programmation initiale qu'il va améliorer au fil du temps, en prenant en compte les habitudes de modification des programmes en cours (à chaque fois que vous modifiez la position de la roulette en acier inoxydable) et la présence effective des occupants dans la maison grâce à son détecteur de présence. Il s'ajuste à votre température préférée pour dormir et se met en marche à l'heure de votre réveil jusqu'à votre départ au travail où il s'ajuste à nouveau, et ce sans aucune programmation ! Même si vos horaires changent constamment, le thermostat Nest apprend en permanence étant donné qu'il est muni d'un détecteur de mouvement : dès qu'il détecte une activité il se met en marche selon ce qu'il a appris de vous (à la manière des radiateurs électriques à pilotage intelligent Atlantic).

Cet appareil peut aussi baisser la température de lui-même en cas détection d'absence. Le détecteur de mouvements couvre un angle de 150 degrés, donc dès qu'une personne est détectée dans le logement, le thermostat Nest le sait et s'active en conséquence.

Enfin ce thermostat se contrôle à distance depuis un téléphone, une tablette ou un ordinateur, et fournit aux utilisateurs des informations concernant leurs consommations. Même si vous n'êtes pas à la maison et voulez vérifier comment l'appareil se comporte, avec l'application pour appareils mobiles Apple et Android et la plateforme en ligne, vous pourrez accéder au thermostat à distance et l'ajuster à votre convenance.

Au final, le thermostat Nest permet de réaliser de réelles économies d'énergie, qu'il indique par une petite feuille verte sur son afficheur très design. Nest a publié un Livre Blanc qui donne des exemples de simulations pour des logements français : 30% d'économie d'énergie annuelle pour une maison isolée de 125m² à Lille, 28% pour une maison accolée de 106m² à Lyon, 29% pour un appartement parisien de 72m²?

Le thermostat Google Nest peut se subsister à un ancien thermostat filaire : dans ce cas, il sera auto-alimenté en réutilisant les 2 fils existants).


Raccordement thermostat Google Nest


Si vous ne possédez pas de thermostat filaire ou si votre thermostat actuel n'est pas bien placé (voir en fin d'article nos recommandations pour correctement positionner un thermostat d'ambiance), vous pouvez installer le thermostat Nest au mur à l'aide de la fiche et du cordon d'alimentation fournis ou en utilisant le socle spécifique (vendu séparément).


 Installation Google Nest Socle Google Nest


Vendu à 219?TTC en ligne, l'installation du thermostat Nest peut être réalisée par vos soins ou par un installateur chauffagiste compétent en domotique.





Fonctionnalités principales du thermostat Nest

  • Auto-Programmation : plus de programmation fastidieuse, le thermostat reconnaît vos préférences en matière de chauffage et se programme automatiquement.
  • Auto-Absence : le thermostat réduit automatiquement la température pour économiser de l'énergie lorsque vous êtes absent et ne pas chauffer une maison vide.
  • Se commande à distance : il est possible de modifier la température, adapter votre programme et consulter l'historique de votre consommation d'énergie depuis votre mobile, tablette ou ordinateur portable.
  • Historique énergétique : il est possible de vérifier les heures d'activation du chauffage et l'impact sur votre consommation de vos réglages, des conditions météo, et de la fonctionnalité Auto-Absence.
  • Anticipation : le chauffage se déclenche exactement quand il faut pour atteindre la température que vous voulez, quand vous le voulez.
  • Fonction "pare-soleil" : cette fonctionnalité permet de compenser l'augmentation de la température détectée si le thermostat est exposé de temps à autre en plein soleil.
  • Feuille Nest : une feuille apparaît lorsque vous choisissez une température économe en énergie, et vous guide ainsi dans la bonne direction et vous indique si vous économisez de l'énergie.

Le thermostat Google Nest est livré complet, notamment avec une plaque murale (à gauche sur la photo ci-dessous) permettant de cacher au besoin l'emplacement d'un éventuel ancien thermostat d'ambiance.


Accessoires thermostat Google Nest

Plaque murale Google Nest



Thermostat Netatmo

D'un design très épuré et élégant, le thermostat connecté « Netatmo » signé STARCK, présente exactement les mêmes fonctionnalités que le modèle de DolceVita.

Thermostat Netatmo

La seule différence réside dans le fait que le pack se compose uniquement que de 2 éléments : un thermostat + un relais. C'est le relais qui communique directement avec votre box internet en Wi-Fi. Ensuite, suivant votre configuration :
  • Thermostat d'ambiance existant filaire : dans cette configuration, le thermostat Netatmo est installé au mur et contrôle votre chaudière par l'intermédiaire des fils électriques déjà présents pour l'ancien thermostat.
  • Thermostat d'ambiance existant radio ou non présent : dans cette configuration, le relais Netatmo est branché directement à votre chaudière, contrôle votre chauffage, et communique en radio avec le thermostat Netatmo sur lequel vous réglez la température.


Le relais assure la connexion Wi-Fi à internet et le contrôle à distance depuis l'application Netatmo pour Android ou iOS.

Le thermostat Netatmo est vendu à 149?TTC.


Thermostat Saunier Duval MiGo

Ce régulateur connecté intelligent est l'un des rares thermostats connectés à pouvoir contrôler la puissance d'une chaudière Saunier Duval et ainsi moduler son fonctionnement. C'est ainsi le moyen le plus simple et le plus efficace pour faire des économies et obtenir un confort idéal. La modulation consiste à augmenter ou à diminuer la puissance de fonctionnement de la chaudière, contrairement aux autres thermostats connectés qui contrôlent généralement la chaudière en mode ToR c'est à dire « tout ou rien » !

Thermostat connecté MiGo

MiGo qui récupère directement les données météorologiques depuis internet, apprend à vous connaitre en seulement 6 questions qui lui permettront de programmer vos habitudes hebdomadaires et de réguler la température selon si vous êtes chez vous ou si vous êtes à l'extérieur. Il apprend ensuite à connaitre votre logement, il va analyser les pertes thermiques pour ajuster idéalement la température ambiante.

L'application « MiGo » est gratuite et disponible sur les plateformes de téléchargement mobile les plus connus : App Store (iOS) / Play Store (Android).

Consulter notre article spécial Saunier Duval MiGo.



Thermostat Vaillant e-RELAX

C'est le frère jumeaux du MiGo de Saunier Duval (même groupe - Vaillant - oblige !).

e-relax thermostat connecte vaillant

Tout comme le MiGo, ce régulateur est capable d'intégrer trois paramètres de base : température ambiante, température extérieure et programmation horaire. De plus, grâce à l'évaluation de l'inertie du logement,  eRELAX est en mesure d'anticiper le démarrage de la chaudière à la bonne température, pour assurer la température de confort demandé, au moment demandé.



Thermostat connecté Qivivo

La Qibox de Qivivo une solution assez intéressante. Ce système propose lui aussi de connecter votre chauffage en lui associant un thermostat d'ambiance qu'on peut piloter très précisément depuis son smartphone. A savoir que Qivivo est un produit 100% français et l'un des rares compatible avec de nombreux systèmes de chauffage (électrique, gaz, fioul, bois, pompe à chaleur).


thermostat connecté Qivivo

Qivivo est donc l'un des rare système compatible avec un chauffage électrique commandé par fil pilote, et il peut aussi "apprendre" les lois d'eau des chaudières à condensation.

Le nouveau thermostat Qivivo dispose d'un écran LED basse consommation totalement tactile. Avec son indicateur de chauffe, le thermostat intègre aussi maintenant de très nombreux capteurs : plage de mesure, sensibilité, température, présence à champ large, humidité. Comme le modèle précédent, il permet un contrôle à distance multi-utilisateurs, une géolocalisation, jusqu'à 10 programmations horaires : le tout pouvant être installé en 15 minutes seulement.

Tout comme le thermostat Google Nest, il apprend automatiquement les habitudes de vie grâce à son capteur de présence et gère les retours hors habitudes avec la géolocalisation. Il apprend la thermique de la maison et du système de chauffage, et ce pour démarrer au bon moment. Il apprend et anticipe les influences météo telles que la température externe, vent et ensoleillement (pour couper le chauffage en anticipation du soleil et donc diminuer facture et surchauffe). Enfin il calcule grâce aux 4 millions de données capturées par an dans un foyer un diagnostic énergétique du logement et fourni des conseils personnalisés en rénovation énergétique.





Prix : à partir de 99 euros - Plus d'info : www.qivivo.com


Honeywell EvoHome WiFi

EvoHome WiFi de Honeywell est une solution multizone (jusqu'à 12) sans fil ne nécessitant aucun travaux. L'offre de base est composée d'un thermostat qui se présente sous la forme d'un écran couleur tactile pilotant les quatre têtes thermostatiques livrées qui remplacent directement les têtes thermostatiques de vos radiateurs eau chaude. Cette solution multizone offre donc une grande modularité dans la configuration puisque chaque pièce peut être gérée précisément, tant dans la température souhaitée que dans les heures de fonctionnement.




En plus du contrôle via l'écran LCD tactile, EvoHome se pilote depuis n'importe où à l'aide de votre smartphone ou de votre tablette sous Android ou iOS via l'application Honeywell Total Connect Comfort.

Chaque tête thermostatique intègre un afficheur LCD et des boutons permettant notamment de définir précisément la température souhaitée dans la pièce.

La solution peut être encore enrichie d'une sonde de température pour le ballon ECS, d'un régulateur de plancher chauffant, de sondes d'ambiances ... réclamant alors de bonnes connaissances techniques pour les mettre en oeuvre.





Prix : à partir de 289 euros - Plus d'info : http://getconnected.honeywell.com/fr/



Thermostat Ween

thermostat connecté Ween
Le Ween est un autre thermostat connecté d'une start-up française présenté il y a peu au salon CES 2017 de Las Vegas. Il est d'ailleurs disponible depuis quelques semaines en commande sur le site de la marque.

En basant sa technologie sur le temps réel, Ween souhaite aller au-delà du planning hebdomadaire et de l'apprentissage des habitudes. Ween s'adapte à votre emploi du temps et gère la température aussi selon les allées et venues dans le logement dans lequel il est installé. Une fois l'installation terminée, l'utilisateur n'effectue ainsi aucun réglage. C'est le thermostat Ween relié à une application mobile qui va de lui-même ajuster la température du logement, notamment en fonction de l'éloignement de son propriétaire. En utilisant la géolocalisation du smartphone, via une application gérant les signaux d'antenne GSM, Ween tient compte des déplacements du propriétaire et détecte quand il part de chez lui et règle instantanément la température pour ne pas chauffer inutilement l'habitation lorsque personne n'y est présent. A l'inverse, la température remonte quand l'un des habitants géolocalisé se rapproche du domicile afin d'obtenir la température idéale pour son retour dans la maison. Ween baisse ainsi la température de 1°C à chaque fois que vous quittez votre maison, abaissement imperceptible au niveau du ressenti et aussi rapide à remonter jusqu'à la température idéale. Mais pour des absences hebdomadaires régulières, Ween sait aussi apprendre ces habitudes de vie de la famille pour optimiser les économies.

La solution se compose d'un relais, lié à la fois à la chaudière et à la station Ween par liaison radio. Équipée du wifi, la station Ween va, en fonction du climat du moment, mesurer à quelle vitesse l'habitation se réchauffe et se refroidit, et monte ainsi progressivement la température au fur et à mesure que vous approchez de chez vous, sans que vous n'ayez rien à faire.

Afin de garantir un résultat optimal pour tous, notamment les enfants non équipés d'un smartphone, Ween va enregistrer leur planning horaire. La station Ween est équipée pour cela d'un détecteur de bruit (de présence) qui va garantir le chauffage du domicile, même lorsque les parents n'y sont pas. En cas de problème sur le portable ou autre, il s'en tiendra au planning appris.

Ween est compatible avec toutes les sources de chauffage (électrique, gaz, pompe à chaleur, poêle à granulés, plancher chauffant?), et l'une des seules solutions qui ne fonctionne pas dans le « Cloud » : les données de l'utilisateur sont en effet stockées localement dans le thermostat Ween. Enfin, avec un processus suffisamment fiable pour être directement installé dans le produit, 80% des calculs se font aussi localement.

Prix : à partir de 290 euros - Plus d'info : https://www.ween.fr/


Thermostat Honeywell Lyric Round et T6

Le thermostat intelligent Lyric T6 est le thermostat connecté d'un autre géant, notamment un des leaders mondial de la régulation, à savoir Honeywell. Le Honeywell Lyric T6 est un thermostat programmable et connectable, offrant un éventail de fonctions adaptées aux modes de vie des utilisateurs grâce à une mise en oeuvre et une configuration intuitive manuelle ou connectée.

Le Honeywell Lyric T6 est soit un thermostat filaire : il s'installe alors sur un mur et peut remplacer un thermostat existant. Ou bien un thermostat sans fil en version Honeywell Lyric T6R : grâce à son socle, le Lyric T6R devient un thermostat mobile qui peut se placer sur n'importe quelle surface plane ; il communique avec l'unité de commande de la chaudière via une connexion sans fil et ne nécessite qu'un branchement sur l'alimentation générale. Le thermostat programmable et connectable Lyric T6 est adapté à toutes les applications de chauffage : un modèle unique compatible avec les installations à eau chaude avec radiateur ou plancher chauffant équipées de chaudières On/Off (Tout ou Rien), de chaudières OpenTherm, de chaudières mixtes, de pompes à chaleur ou encore de vannes de zone. Le thermostat Lyric T6 est compatible avec le système Apple HomeKit qui facilite la détection, le regroupement et le contrôle des accessoires du domicile compatibles avec les appareils Apple.

Le Lyric T6 reprend la plupart des fonctions déjà présentes chez ces concurrents, avec aussi comme sur le Ween la programmation automatique de la température basée sur la géolocalisation (geofencing). Où que vous vous trouviez, l'application Lyric s'occupe de tout grâce à la localisation de votre smartphone pour savoir si vous êtes chez vous ou en déplacement, et s'assure que vous ayez la bonne température à votre retour. Avec la technologie Geofencing du Lyric T6, l'usager peut déclencher ou abaisser le chauffage en fonction d'un périmètre géographique déterminé, l'application se chargeant d'une programmation automatique basée sur la géolocalisation. Vous gardez bien entendu le contrôle à distance depuis un smartphone ou une tablette grâce à l'application simple et intuitive Lyric App.

Grâce à son écran tactile et intuitif, le Lyric T6 est très simple d'utilisation. Il allie confort et facilité de programmation. Le calendrier pré-configuré et personnalisé propose à l'utilisateur un vaste choix de réglages adaptés à ses besoins : Mode « absent », possibilité de programmer 6 plages horaires et de températures sur 7 jours, 5/2 jours (semaine/weekend) ou sur 1 jour. Il permet de s'adapter au style de vie de chaque utilisateur. La fonction d'optimisation, quant à elle, assure un fonctionnement permanent du thermostat et de la chaudière.



L'application Lyric permet la maîtrise permanente de l'installation de chauffage. Son interface a été développée pour le confort de l'utilisateur permettant d'un seul clic et de manière intuitive d'avoir accès à :

  • réglage aisé des points de consigne et des programmations ainsi que la modification et la suppression
  • gestion des dérogations
  • affichage clair de la température
  • configuration simple de la synchronisation de la régulation de la température basée sur la géolocalisation (Geofencing)
  • configuration facile des comptes utilisateurs avec des liens d'assistance inclus dans l'application
  • fonction bulletin météo
  • synchronisation automatique entre l'appareil et l'application

Prix : 199 euros - Plus d'info : https://getconnected.honeywell.com/fr/thermostats/lyric-t6



Warmup 4iETM WiFi

Warmup propose aussi un thermostat intelligent : le Smart Thermostat 4iE WiFi. Le Smart Thermostat 4iE WiFi est idéal pour contrôler les systèmes de plancher chauffant et convient également pour le chauffage central.


Warmup 4iETM WiFi thermostat connecté

Contrôlable via smartphone, tablette ou ordinateur, le thermostat 4iETM WiFi apprend de vos consommations et de vos habitudes de chauffage tout en comprenant de manière unique comment votre habitation réagit. Il vous suggère automatiquement des moyens d'économiser de l'énergie, il vous conseillera par exemple la température que vous devriez programmer lorsque vous n'êtes pas chez vous et vous indiquera lorsque vous pouvez baisser le chauffage ou l'éteindre plus tôt.

Une fois installé, vous pouvez directement connecter votre thermostat au réseau WiFi grâce aux programmes du 4iE. Grâce à la fonction « Smart Overrides », le 4iE comprend comment fonctionne votre système de chauffage. Il n'y a aucun besoin de reprogrammer votre thermostat, même si votre emploi du temps change. Le Smart 4iE WiFi s'ajuste en fonction de vos activités. Il prend en compte le programme de nuit, vos absences et votre présence dans la maison. Relié à la sonde de sol, il permet un contrôle précis des températures.

Enfin, le Smart thermostat 4iE WiFi optimise votre système de chauffage en vous donnant accès à un bilan personnel de votre historique énergétique à travers des graphiques, les coûts et des comparaisons. Cette fonction « Moniteur d'énergie » by Warmup livre un diagnostic énergétique personnalisé afin de réduire vos consommations ainsi que votre trace carbone, et vous suggère automatiquement des moyens d'économiser de l'énergie en fonction de votre style de vie.

Prix : 230 euros - Garantie 3 ans.



Thermostat Tado°

Le thermostat intelligent allemand Tado° a pour particularité d'être compatible avec la plupart des systèmes de chauffage actuels, y compris les radiateurs et planchers chauffants. Et il fonctionne aussi dans les immeubles avec chauffage central collectif.




Tado° dispose d'une fonction de géolocalisation : il utilise le GPS de votre smartphone pour vous localiser et en déduire si vous êtes présent de votre domicile. Dès qu'un membre de la famille se rapproche de la maison, il active automatiquement la température. Au fur et à mesure Tado° apprend à connaître les caractéristiques de votre habitation et à la chauffer de la manière la plus efficace. Il prend en compte les conditions météorologiques et laisse le soleil faire le travail quand c'est possible.




Prix : à partir de 249 euros - Plus d'info : https://www.tado.com/fr/



Thermostat connecté HAGER

Un des leaders en matière de solutions et de services pour les installations électriques dans les bâtiments résidentiels, tertiaires et industriels, Hager propose aussi un thermostat connecté (EK960) basé sur la même plateforme du thermostat connecté Tado.


Compatible avec 94% des chaudières eau chaude, le thermostat connecté Hager se branche soit directement sur la chaudière, soit en liaison radio avec le récepteur radio branché à la chaudière :
  • en remplacement d'un thermostat existant (2 ou 4 fils) : il est alors livré avec sa passerelle Internet qu'il faudra connecter à une box Internet.
  • dans le cadre d'une installation neuve sans contrôle déporté ou sans thermostat existant : il sera, dans ce cas, livré avec la passerelle Internet et un kit récepteur radio qui peut être commandé en supplément (EK060).
Le kit d'extension permet aussi l'utilisation du thermostat intelligent Hager sur certains types de chaudières qui disposent de protocoles de communication plus élaborés avec des interfaces digitales : Opentherm, Viessmann KM Bus, Vaillant Ebus, Bosch Heatronic Bus, ...

La passerelle Internet se branche directement sur la box internet via un câble ethernet et communique avec une liaison radio avec le thermostat et assure la liaison entre le thermostat et votre smartphone, avec l'application « Hager Tado Inside ». Les communications entre le thermostat, les smartphones et les serveurs sont sécurisées avec les standards actuels. Si la connexion internet est coupée, la communication locale continue de fonctionner et l'utilisateur pourra simplement régler sa température de confort directement sur le thermostat.

Le thermostat Hager, connecté à internet, a prévu un système de prise en compte de votre présence : il se fie à la position de votre smartphone en utilisant la géolocalisation pour adapter le chauffage de votre domicile à votre mode de vie ! En somme, quand il y a au moins une personne présente, il chauffera normalement, mais dès que tout le monde est parti, alors il peut passer le chauffage dans un mode plus économique. Deux modes principaux sont présents : « mode absent » et mode « à la maison ». Le mode Absent s'active automatiquement quand personne n'est à la maison. L'utilisateur peut configurer, pour chaque jour, autant de blocs horaires qu'il souhaite en fonction des habitudes de vie des membres de la famille.

Chaque membre de la famille peut définir sa température favorite et le thermostat connecté Hager s'adapte en fonction des personnes présentes. Il prend aussi en compte les prévisions météorologiques pour s'assurer que le chauffage est le plus efficace possible, et prend en compte les caractéristiques du bâtiment pour modifier sa façon de chauffer. Il augmente automatiquement la température de consigne au fur et à mesure que vous vous rapprochez de chez vous ! Un mode « manuel » est également disponible afin d'exercer un contrôle manuel à tout moment. Il permet de changer temporairement la température sans modifier le Planning Intelligent.

Grâce à l'application Hager disponible sur Apple et Android, l'utilisateur a la possibilité de connaître précisément ses consommations avec des relevés d'information sur la température des jours précédents, le temps d'ensoleillement, l'estimation de la consommation et le coût de chauffage journalier

Prix : 284,00? HT (kit radio 123,00? HT) - Plus d'info : www.hager.fr

Schneider Electric Wiser

Pour les plus exigeants, la solution Wiser de Schneider Electric assure un fonctionnement semblable à la solution EvoHome, excepté qu'elle n'est pas livrée avec un écran LCD pour piloter le tout. Wiser se pilote depuis un PC ou l'application mobile Wiser Smart (Android et iOS) et est compatible avec les chauffages électriques, gaz ou fioul.



L'offre de base, incluant la box, deux actionneurs de chauffage électrique et un thermostat, permet de piloter que deux radiateurs. Mais cette solution propose naturellement d'autres modules pour piloter ses radiateurs (à partir de 60 euros), mais également des prises commandées pour surveiller la consommation de votre machine à laver (par exemple) ou encore un actionneur pour ballon d'eau chaude, et de programmer la mise en route de certains équipement lorsque l'électricité est la moins chère (en heure creuse).

L'interface de l'application permet de créer facilement des programmations très précises. Le thermostat intelligent est capable de couper le chauffage dans la pièce où il est installé suivant deux cas de figure : vous ouvrez une fenêtre et la température baisse brutalement, le système le détecte et coupe le radiateur ; deuxième cas de figure, il ne détecte aucune présence dans la pièce depuis un moment, il va alors laisser la température s'abaisser de quelques degrés.



Prix : à partir de 299 euros - Plus d'info : http://my.schneider-electric.com/fr/wiser/



Thermostat Ecobee 3


Contrairement à la plupart de thermostats connectés qui généralement mesure la température ambiante que dans une seule pièce, l'Ecobee 3 fonctionne à l'aide de multiples capteurs. Les capteurs peuvent ainsi être disposés dans chaque pièce de la maison pour une température optimale dans toutes les parties du domicile. L'Ecobee 3 est compatible avec Apple HomeKit. Une fonctionnalité de Geolocalisation permet aussi de détecter quand l'utilisateur rentre ou quitte le domicile pour monter ou abaisser automatiquement le chauffage.

Prix : à partir de 299 euros - Plus d'info : https://www.ecobee.com



Thermostat Connecté DolceVita de GDF Suez / Engie

Moins abouti en terme de design que celui de Google, avec le « Thermostat Connecté DolceVita » (anciennement dénommé « DolceVita Zenbox ») GDF Suez annonce jusqu'à 20% d'économies sur vos consommations de gaz naturel et ce en toute simplicité (basé sur la brochure de l'ADEME 6591 de septembre 2011 - le chauffage, la régulation et l'eau chaude). Les 10% de différence par rapport au thermostat Nest sont peut-être dus à l'absence de détection de présence (et à la force des serveurs Google !) qui permet encore d'optimiser les consommations.


Thermostat connecté GDF DolceVita


Tout comme le thermostat de Google, le Thermostat Connecté DolceVita vous permet de :

  • Programmer vos températures heure par heure sur la semaine, avec des prévisions météo à 48H pour vous y aider.
  • Agir en temps réel pour changer la température de chauffage à distance, par exemple en cas d'imprévus.
  • Prévoir une absence (vacances) pour ne pas consommer inutilement.
  • Etre alerté en cas de température anormale (suggestion de passage en mode automatique, etc.).

Il vous suffit de télécharger l'application pour tablette ou smartphone, ou de vous identifier sur l'interface internet dédiée depuis votre ordinateur pour contrôler à distante son installation de chauffage (testez en ligne le simulateur Thermostat Connecté Dolcevita).


Interface thermostat Dolcevita


Interface Thermostat GDF Dolcevita

Le thermostat connecté DolceVita comprend :


Package thermostat Dolcevita
  • Zenbox : à connecté à votre box internet, c'est elle qui reçoit vos programmations et les transmet au thermostat.
  • Thermostat alimenté uniquement par 2 piles : il assure que la température ambiante du logement s'ajuste à votre programmation en commandant la chaudière via le relais.
  • Relais : c'est qui agit directement sur la chaudière, en relayant par ondes radio les commandes du thermostat (même si la Zenbox n'est plus connectée à Internet, le relais peut continuer de recevoir les ordres du thermostat).



Vendu à 199?TTC, l'installation du thermostat connecté DolceVita doit être réalisée par un installateur professionnel partenaire DolceVita, sachant que le coût de l'installation est déjà compris dans le prix.


Limitations

En premier lieu, les thermostats connectés ne sont pas tous (aujourd'hui) compatibles avec tous les systèmes de chauffage et ne sont par exemple pas tous prévus pour fonctionner (ou tout du moins de manière optimale) avec des chaudières modulantes (à puissance variable) qui vont pourtant devenir obligatoires prochainement en Europe (voir article « vers la fin des chaudières basse température »).

Le thermostat connecté est pour l'instant surtout cantonné aux Etats-Unis car les systèmes, les modes et le câblage de chauffage sont assez différents d'un pays à un autre. Par exemple, sur le marché américain, l'intelligence n'est pas dans le système de chauffage, mais dans le thermostat, ce qui n'est pas le cas en France ou en Europe en général. Chez nous, l'intelligence est dans le système de chauffage (c'est-à-dire dans la chaudière ou la pompe à chaleur), et le thermostat d'ambiance ou la sonde extérieure ne sont que le prolongement de cette intelligence !

Par exemple sur les gammes de chaudières actuelles, le thermostat propriétaire de la chaudière sait gérer un calendrier de programmation des températures de consigne, les courbes de chauffe selon la température extérieure (voir intérieure avec auto-calibrage), ou encore des réglages distincts entre les circuits de chauffage et d'eau chaude sanitaire. De plus, ce thermostat se connecte via un bus propriétaire ou non (ex. eBus pour Saunier Duval Vaillant, ou protocole « OpenTherm ») à la chaudière pour en optimiser son fonctionnement (modulation de puissance). Ainsi Dans ces conditions, il est inefficace de chercher à remplacer un thermostat propriétaire sur une chaudière récente. Il ne reste donc que le parc de chaudières plus anciennes dépendantes d'un simple thermostat « mécanique » (ou « tout ou rien »), où l'on règle simplement la consigne de température souhaitée avec ou non une programmation (voir article « les différentes régulations de chauffage »).

En France, on s'aperçoit aussi que le mode de chauffage le plus courant est électrique, avec le « fameux » radiateur et son fil pilote (permettant de lui envoyer des consignes via un programmateur centralisé), une « invention » franco-française ! Or quasiment aucun thermostats intelligents ne sait dialoguer en fil pilote des radiateurs électriques hormis par exemple le thermostat de Qivivo.

Même si les thermostats d'origine livrés avec les chaudières et autres systèmes de chauffage ne sont pas encore tous connectés à internet, ceci ne sera plus le cas pour longtemps. Tout comme les géants de l'électroménager qui ajoutent une prise réseau à leurs lave-linge, les géants de la chaudière se mettent à connecter leurs gammes. Ainsi les produits des fabricants de tels Viessmann avec son Vitoconnect 100, Frisquet avec sa passerelle FrisquetConnect, Vaillant ou Okofen (chaudière à granulés bois) disposent d'extensions IP permettant de dialoguer à distance avec son installation de chauffage !

En outre, à environ 200 euros aujourd'hui, les thermostats connectés ne sont pas à la portée de toutes les bourses, sans compter une petite centaine d'euros pour certains modèles pour les faire installer si on ne sent pas l'âme d'un bricoleur ! Mais si ces produits suscitent un réel engouement, qu'ils fonctionnent bien et permettent de faire de réelles économies, avec la concurrence, leurs prix finiront par baisser ?

Enfin, les usagers pourront se poser la question de savoir s'ils souhaitent partager des informations confidentielles (comme les horaires de présence à leur domicile) avec un « géant » du net, même si par exemple Nest assure qu'elle garde les données en sécurité, ne les vend pas et ne les partage pas avec Google.


Quel emplacement idéal pour un thermostat ?

Il est important d'installer un thermostat d'ambiance dans un endroit adapté et dans une pièce que vous utilisez souvent, afin qu'il contrôle la température effectivement ressentie et vous apporte un confort optimal.

Ainsi, il ne faut pas que votre thermostats filaires se trouvent dans une pièce rarement utilisée ou dans un courant d'air, des radiateurs, des cheminées et évitez de l'exposer à la lumière directe du soleil : la température mesurée peut se révéler plus chaude ou plus froide que celle que vous ressentez. En résumé, éloignez-le de toute source pouvant augmenter ou réduire artificiellement la température à proximité de l'appareil.

Ensuite, le thermostat d'ambiance doit si possible se trouver sur un mur intérieur ou à proximité de celui-ci car les murs extérieurs peuvent être mal isolés, devenir très froids, et risque d'entraîner une utilisation excessive du chauffage et un gaspillage d'énergie.

Pour les thermostats disposant de capteurs de mouvement, ils doivent se trouver dans un espace dégagé, éloignés des portes, des étagères ou de tout autre objet susceptible de faire obstacle à leurs capteurs. 

Enfin, installez le thermostat de sorte que ses éléments puissent communiquer en sans fil (distance maximale en général d'environ 30 mètres en champs libre).


En conclusion

Dans l'attente d'évolutions éventuelles sur ces produits pouvant les rendre « compatibles » avec tout type de chauffage (comme Saunier Duval par exemple avec son thermostat connecté modulant compatible avec ses chaudières à condensation dénommé « MiGo »), voici nos recommandations de chauffagiste en fonction de votre équipement de chauffage :

  • Si vous êtes équipés d'une chaudière gaz, fioul, bois d'ancienne génération (non modulante), exemple type « basse température », que vous ne prévoyez pas de remplacer prochainement, non équipée d'un thermostat d'ambiance, vous pouvez opter pour ce type de thermostats qui vous apporterons la possibilité de piloter à distance votre chauffage, qui vous guiderons pour réaliser des économies d'énergie, voire de manière automatique.
  • Si vous êtes équipés d'une chaudière nouvelle génération (ex. chaudière à condensation, chaudière équipée d'un brûleur modulant), d'une pompe à chaleur, il est préférable (pour ne pas dire obligatoire !) de choisir la régulation fabricant/propriétaire du générateur qui contient toute l'intelligence pour réaliser un maximum d'économie d'énergie (régulation sur température extérieure, optimisation des cycles de fonctionnement, anticipation, ?) ou à minima un thermostat d'ambiance modulant, sachant qu'il existe sur pour certains générateurs des extensions de série ou optionnelles permettant aussi de contrôler à distance son installation de chauffage.
  • Enfin si vous êtes en chauffage électrique (radiateur), doté ou non d'une centrale de programmation, le choix de thermostats connectés compatibles est pour l'instant très restraint.

Dans tous les cas, n'hésitez pas à nous contacter et à faire appel à notre expertise pour l'installation d'un thermostat d'ambiance connecté sur Lyon et ses environs.


inhibiteur de corrosion boues tartre circuit chauffage

Sur vos devis d'installation ou de remplacement de chaudière ou de pompe à chaleur, dans le cadre d'un nettoyage de plancher chauffant, etc? vous pouvez voir apparaître la fourniture et l'injection dans le circuit de chauffage d'un produit chimique appelé « inhibiteur de corrosion » proposé par des installateurs sérieux.

Pour rappel, les moyens de lutte contre la corrosion peuvent se présenter sous diverses formes :

  • l'isolation physique par des revêtements, métallique (ex. acier galvanisé), le plus souvent organique (ex. peinture), voire minéral (fonte revêtue de mortier de ciment)
  • le maintien des caractéristiques chimiques de l'eau dans un état réduisant au maximum les vitesses de corrosion ;
  • l'application de potentiels électrochimiques, soit à partir d'un matériau sacrificiel (anode magnésium), soit à partir de sources extérieures (protection cathodique) ;
  • ou enfin l'ajout d'inhibiteurs de corrosion dans l'eau.
Les inhibiteurs de corrosion sont ainsi des produits chimiques, généralement sans danger, qui, ajoutés à l'eau du chauffage par exemple, vont réduire la vitesse de corrosion des matériaux véhiculant ou recevant ce fluide (ex. des radiateurs).

Cependant, l'efficacité de la plupart des inhibiteurs de corrosion est considérablement influencée par les caractéristiques chimiques de l'eau (voir « importance de la qualité de l'eau de chauffage ») et les conditions physiques comme la température et la vitesse d'écoulement.

On trouve sur le marché des inhibiteurs anodiques, cathodiques, « filmants » et absorbeurs d'oxygène suivant leur mode d'action.

Inhibiteur anodique

Les inhibiteurs anodiques forment un film protecteur sur les surfaces anodiques en bloquant la réaction électrochimique de dissolution du métal :

Fe ? Fe2+ + 2e-

Les inhibiteurs anodiques du fer sont classés en produits « oxydants » et « non oxydants » suivant leur capacité à accélérer ou non la réaction d'oxydation du fer ferreux en fer ferrique :

Fe2+ ? Fe3+ + e-

La formation rapide de Fe3+ est essentielle à la formation de couches de passivation anodique stables. L'efficacité des inhibiteurs anodiques oxydants est indépendante de la concentration en oxygène dissous de l'eau à la surface, alors que les inhibiteurs anodiques non oxydants ont besoin d'une concentration correcte en oxygène. Si la vitesse de réaction est suffisamment rapide, l'inhibition anodique est produite par la formation d'une couche efficace de Lépidocrocite (?-FeOOH).

Les inhibiteurs non oxydants agissent conjointement avec l'oxygène en catalysant l'oxydation de Fe2+ par l'oxygène, ou en améliorant l'imperméabilité physique de la couche de Lépidocrocite, ou par les deux processus.

Inhibiteur cathodique

La réduction cathodique de l'oxygène entraîne la production d'ions hydroxydes (OH?). Les inhibiteurs cathodiques sont solubles au pH moyen de l'eau, mais ils forment une couche protectrice sur les surfaces cathodiques en produisant un composé insoluble à pH élevé et non conducteur électriquement. Les inhibiteurs cathodiques sont en général utilisés pour renforcer l'action d'autres types d'inhibiteurs.

Inhibiteur mixte anodique/cathodique

Les formulations commerciales utilisées en traitement d'eau comprennent à la fois des inhibiteurs anodi­ques et cathodiques, ceci pour deux raisons :
  • l'association des deux types réduit le dosage global nécessaire par rapport à l'emploi d'un seul inhibiteur ;
  • les circuits traités uniquement avec des inhibiteurs anodiques sont sensibles à une corrosion par piqûres si le traitement est interrompu, sous-dosé ou incorrect de manière générale.
Cet emploi mixte a été établi dans les années 1950 lorsque l'utilisation de formulations zinc-chromates a commencé à se répandre. Le zinc est un inhibiteur purement cathodique tandis que les chromates fonctionnent comme un inhibiteur anodique. Lorsque les chromates étaient employés seuls, il fallait des doses importante d'ion chromate pour assurer une bonne inhibition de l'acier. L'emploi de zinc (Zn2+) en association avec des chromates permet d'appliquer des doses de chromate 20x moindre

Absorbeurs d'oxygène

Les inhibiteurs anodiques et cathodiques décrits ci-dessus agissent bien en présence de concentrations d'oxygène dissous résultant du contact normal de l'air et de l'eau. Dans des systèmes à haute température ou hermétiquement fermés, comme les circuits de chaudières ou de chauffage central domestique, l'efficacité passe par la réduction de l'oxygène dissous de l'eau à de très faibles valeurs. Les produits chimiques utilisés à cette fin sont habituellement des agents réducteurs appelés « absorbeurs d'oxygène ».

Outre leur rôle dans la réduction des concentrations d'oxygène, certains absorbeurs d'oxygène favorisent la formation d'un film protecteur de magnétite. L'hydrazine et la carbohydrazine par exemple, favorisent la passivation par production de peroxyde d'hydrogène.

Inhibiteur organique

L'action de ces inhibiteurs est liée à la constitution d'un film mono-moléculaire entre le métal et l'eau. Ces produits sont souvent des agents tensioactifs « filmants » avec des groupements hydrophobe et hydrophile. L'extrémité hydrophile se fixe sur la surface du métal tandis que l'extrémité hydrophobe forme une barrière entre l'eau et la surface du métal.

Les amines filmantes sont couramment utilisées comme inhibiteurs de corrosion dans les circuits de condensats de vapeur. Ces amines grasses comportent 4 à 18 atomes de carbone, s'orientent parallèlement les unes aux autres et, perpendiculairement aux parois, constituent un film continu et imperméable.

Protection des métaux non ferreux : cuivre et aluminium

Un grand nombre de circuits contiennent du cuivre ou des alliages cuivreux. Or le cuivre est plus noble que le fer. Dans une eau pure, le cuivre se trouve dans un état d'immunité. En pratique, les alliages cuivreux sont prédisposés à la corrosion en raison de la présence d'agents oxydants forts tels que le chlore élémentaire ou de polluants agressifs comme l'ammoniaque.

La corrosion des alliages cuivreux est préjudiciable non seulement à cause des dégradations qu'elle provoque sur les éléments affectés, mais aussi en raison des effets du cuivre dissous (Cu2+) dans l'eau. Ce cuivre peut être réduit en Cu métallique sur les surfaces d'autres métaux ferreux, induisant des conditions favorables à la corrosion galvanique.

Les inhibiteurs les plus largement employés pour les alliages cuivreux sont les dérivés azolés.

L'aluminium est particulièrement sensible à la corrosion électrolytique. Les inhibiteurs les plus courants sont les silicates, les phosphates, les organo-azolés et les molybdates.

En pratique

L'inhibition de la corrosion n'est qu'un des aspects du traitement d'eau dans un circuit de chauffage. Il convient aussi de lutter contre l'entartrage et à la prévention des développements microbiologiques. Ainsi l'emploi d'inhibiteurs de corrosion doit être compatible avec tous les autres traitements de l'eau, les caractéristiques du circuit et ses paramètres de fonctionnement.

Sur le marché résidentiel, on retrouve généralement les 3 produits professionnels suivants (sachant que nous vous déconseillons vivement l'emploi de produits « exotiques » de GSB notamment 2 en 1, à savoir désembouant + inhibiteur !) :

Sentinel X100 Inhibiteur : composé d'un mélange unique d'inhibiteurs de corrosion spécifiques et très puissants, qui ciblent chacun une famille de métaux pour une protection inégalée des installations multi-métaux ; formulation qui offre une protection contre la corrosion, le calcaire, les bruits de chaudières et la formation d'hydrogène dans les radiateurs, chaudières, planchers chauffants, échangeurs ?


Fernox Protector F1 : garantit une protection durable des installations de chauffage central domestiques contre la corrosion interne et la formation de tartre ; empêche la corrosion de tous les métaux présents dans ces installations, c'est-à-dire les métaux ferreux, le cuivre et les alliages de cuivre, ainsi que l'aluminium.


BWT Solutech Protection Intégrale : produit préventif complet contre le tartre, la corrosion, les boues et les dépôts organiques (algues et bactéries) avec un agent « antifouling » inclus ; compatible tous matériaux aluminium inclus.

expérience protection inhibiteur de corrosionIntérêt d'un inhibiteur de corrosion : à gauche, du cuivre, de l'acier, de l'inox et un peu d'alu dans 15cl d'eau du robinet non traitée ; à droite, mêmes matériaux dans 15cl d'eau traitée avec l'inhibiteur Sentinel X100 à 1% (source : www.chauffage-vincent.fr).

Intérêt d'un inhibiteur de corrosion : les deux éprouvettes fermées contient chacune un clou en acier ; toutes deux sont remplies d'eau, mais une seule contient l'additif inhibiteur de corrosion X100 de Sentinel ; l'une des deux éprouvettes conserve une eau limpide, tandis que l'autre est le siège de fines particules de rouilles en suspension dans l'eau. (source : Sentinel).


L'efficacité ou la « durée de vie » d'un inhibiteur de qualité professionnelle est généralement d'environ 5 ans en considérant des appoints inférieurs à 10% du volume total du circuit.

Pour un résultat optimal de l'inhibiteur, les installations doivent être « propre », c'est-à-dire nettoyées / désembouées et rincées.

Enfin, l'injection d'un inhibiteur de corrosion ne dispense pas de la pose d'un désemboueur magnétique sur une installation.



De nombreux utilisateurs reportent souvent être confrontés à des problématiques de tartre, de fuites, de corrosion, d'embouage ... sur leurs réseaux de chauffage ou d'eau chaude sanitaire, sans en connaitre vraiment les causes et accusant alors souvent à tort le matériel ou son fabricant. Or traiter l'eau des réseaux de chauffage ou d'eau chaude sanitaire est devenue une nécessité (voir une obligation en termes de garantie), pour prolonger notamment la durée de vie des installations de chauffage ou de production d'eau chaude, réduire les coûts de maintenance, et pour tout simplement optimiser les performances énergétiques des générateurs en maintenant leurs rendements.

Sachant que les évolutions technologiques :

  • matériaux plus fins
  • sections de passage restreintes : réduction des volumes d'eau, sections de tuyauterie plus faibles, corps de chauffe plus compacts, radiateurs de faible contenance, planchers chauffants, micro-échangeurs ?
  • nouveaux matériaux : tuyauterie en PER
  • alliages innovants : inox, aluminium silicium ; circuits multi-matériaux ?
  • écarts de température importants (basse température, condensation, solaire ?)
bien qu'elles aient permis de réduire significativement la consommation énergétique, de simplifier les installation et d'augmenter fortement le confort (notamment d'eau chaude sanitaire), amènent néanmoins de nouvelles contraintes notamment d'entretien.

Il est ainsi important que le professionnel du chauffage assure une qualité de l'eau circulant dans l'installation afin de maîtriser les problèmes d'entartrage, de corrosion et d'encrassement et explique à son client toute l'importance d'un suivi régulier de cette qualité. Car le traitement se fait, soit de façon préventive au moment de la mise en service des équipements, mais aussi de façon curative, par exemple lors d'une opération d'entretien ou de dépannage, et ce tout au long de la vie de l'installation.

En outre, il existe tout un ensemble d'exigences, de textes de référence ou de normes précisant ces aspects et qui doivent donc être respectées :
  • Cahier du CSTB n°3114 : pour préserver l'installation et lui conserver son rendement, il est fortement recommandé de prévoir, au dosage préconisé par le fournisseur, un produit inhibiteur de corrosion et d'entartrage, qui tienne compte de tous les métaux et matériaux constituants l'installation.
  • Circulaire du 2 mars 1987 qui complète celle du 2 juillet 1985 : rappelle la liste des additifs pouvant être introduits dans les circuits de chauffage utilisés dans les traitements thermiques des eaux destinées à la consommation humaine pour les échangeurs à simple échange.
  • DTU 60.1 : Plomberie sanitaire pour bâtiments à usage d'habitation.
  • Article 16.9 du RSD (Règlement sanitaire départemental) repris par la circulaire du 26 avril 1982.
  • Code de la santé publique - Titre II : Sécurité sanitaire des eaux et des aliments - Chapitre 1er : Eaux potables - Sous section 3 : Installations de production, de distribution et de conditionnement d'eau, partage des responsabilités et règles d'hygiène.
  • NF EN 14336 : point 5.5 : les circuits doivent être nettoyés et rincés ; le nettoyage peut comprendre un nettoyage chimique.
Alors nous vous proposons de découvrir et de comprendre dans cet article :
  • Pourquoi il faut traiter l'eau du réseau de chauffage ?
  • Quelles sont les principales causes de dégradation du réseau ?
  • Comment traiter son installation de chauffage ?
  • Quelles sont les recommandations ?

Pourquoi traiter l'eau des réseaux de chauffage

Qu'ils soient pour la production du chauffage ou celle de l'eau chaude sanitaire, tous les réseaux et tous les organes de chauffage ou d'eau chaude sanitaire sont concernés par le traitement de l'eau, que les installations soient neuves ou anciennes. Car dès lors qu'un réseau de chauffage ou d'eau chaude sanitaire est mis en eau, il se produit une série de réactions physico-chimiques qui risquent de venir dégrader l'unité de production de chaleur, le réseau et les émetteurs au cours du temps.

Les principales causes de dégradation d'une installation de chauffage ou de production d'eau chaude sanitaire sont :
  • l'entartrage,
  • la corrosion,
  • les boues,
  • les bactéries et les micro-organismes.
Deux paramètres principaux permettent d'apprécier la qualité de l'eau : le pH et le TH.

Le pH ou potentiel hydrogène

Il indique la concentration des ions hydrogène présents dans l'eau, c'est-à-dire si une eau est plutôt acide ou basique. Il permet d'évaluer le caractère agressif ou incrustant d'une eau.

Le pH se mesure sur une échelle allant de 0 à 14 :


Mesure du pHQualité de l'eauConséquences
pH de 0 à 7Eau acideFavorise la corrosion
pH de 7Eau neutre-
pH de 7 à 14Eau basique ou alcalineFavorise l'apparition du tartre

Le TH ou titre hydrotimétrique

Il représente la somme des concentrations en ion calcium et magnésium. Il s'exprime en « degré français » ou °f. Cette mesure indique donc le risque de dépôt de tartre.

Aujourd'hui la dureté de l'eau ne fait pas l'objet d'une norme mais la recommandation des fabricants notamment de chaudière se situe entre 10 et 15°f (voir « Calcaire : toutes les chaudières sont sensibles ! »).

THQualité de l'eauConséquences
de 0 à 5°feau très douceeau corrosive favorisant les fuites
de 5 à 10°feau douce
de 10 à 15°feau légèrement calcaireeau équilibrée
de 15 à 25°feau dureeau favorisant la formation de tartre
de 25 à 50+°feau très dure

En savoir + : comment déterminer la dureté de son eau ?

Les principales causes de dégradation du réseau

L'entartrage

entartrage tuyauterie
Le calcaire, très présent à l'état naturel en France, au contact avec du dioxyde de carbone et de l'eau, se transforme et se dissout. De ce fait, lorsqu'une installation de chauffage est alimentée directement en eau du réseau, une quantité de calcaire non négligeable est introduite dans le réseau.

Lorsque l'eau est chauffée, le calcaire se dépose dans les canalisations et les interstices de certaines organes des équipements, occasionnant des dépôts sur des points singuliers de l'installation de chauffage. Ce phénomène peut provoquer les conséquences suivantes :
  • réduction du diamètre des canalisations : augmentation des pertes de charges sur le réseau et de la consommation électrique du circulateur.
  • diminution de l'échange thermique : diminution de l'efficacité globale de l'installation et augmentation de la consommation énergétique (0,1 mm de calcaire équivaut à une perte d'environ 5% à 7% de l'efficacité de l'échange thermique).
  • engorgement complet de l'installation (dans le pire des cas) : interruptions, voire arrêt des générateurs de chaleur.
  • détérioration rapide des anodes magnésium : directement liée à la conductivité de l'eau, plus l'eau est conductrice donc chargée électriquement, plus l'anode se consumera rapidement.

La corrosion

corrosion tuyauterie
Il existe plusieurs types de corrosion :
  • la corrosion par oxydation : l'eau à l'état naturel contient du dioxygène dissous. Il se passe une réaction d'oxydo-réduction au cours de laquelle l'oxygène dissous dans l'eau va oxyder les composants métalliques de l'installation et ainsi produire des oxydes métalliques. La quantité d'oxydes métalliques produits est fonction de la quantité d'oxygène dissous et du temps d'exposition.
  • la corrosion galvanique : cette forme apparaît au contact de deux métaux de nature différente. Chaque métal possède un potentiel électrochimique qui lui est propre. Ces potentiels peuvent être classés sur une échelle, du moins électronégatif au plus électropositif. Les métaux les plus électronégatifs se consomment au profit des métaux les plus électropositifs (le métal le plus noble attaque le métal le moins noble). Une échelle de noblesse des métaux (ci-dessous), dite échelle galvanique, a ainsi été établie.

La corrosion occasionne l'apparition d'oxydes ferreux. Les oxydes ferreux peuvent également provenir des soudures, des bactéries, de l'existence de dépôts, ou bien des phénomènes d'abrasion.

Ce phénomène peut entraîner :
  • des éraflures à la surface d'un métal : ruptures des canalisations pouvant provoquer des inondations
  • l'augmentation des consommations d'énergie : augmentation des pertes de charges sur l'installation, différences de température...

L'embouage

embouage réseau chauffage

Les boues

L'eau de chauffage chargée en calcaire et en oxydes ferreux prend alors une couleur brune, voire noire ressemblant à de la boue. Les oxydes ferreux proviennent tout simplement de la corrosion des radiateurs en acier, des générateurs de chaleur quand son primaire ou son corps de chauffe est en acier et de tous les accessoires et parties de l'installation composées d'acier (ex. serpentin d'un préparateur ECS). Ce phénomène est acide et occasionne :
  • la dégradation encore plus rapide de l'acier par corrosion (effet « boule de neige » !) : génère des gaz qui stagnent dans les parties hautes de l'installation et en particulier en haut des radiateurs.
  • effet sur les circulateurs : réduction du débit.
  • diminution de l'échange thermique : augmentation de la consommation énergétique.

Les micro-organismes (bactéries)

Le développement de bactéries est très présent dans les réseaux à basse température (plancher chauffant). Les principales raisons de ce développement sont :
  • la basse température : création de biofilm favorisé par l'emploi de matériaux de synthèse
  • l'absence de nettoyage de l'installation avant la mise en service : présence d'huile, de flux de soudures, de sable?
Ces bactéries peuvent :
  • entraîner des modifications importantes d'écoulement, voire le bouchage des conduites
  • être à l'origine de la formation de gaz (méthane)

Récapitulatif des risques sur une installation non entretenue

risque installation chauffage non entretenue qualite eau
  1. grippage des vannes de radiateur, mauvais passage de l'eau
  2. zone froide sur les radiateurs
  3. zone froide sur les radiateurs, accélération de la corrosion
  4. oxydation des soudures (risque de fuites)
  5. obstruction des tubes, des tuyauteries
  6. obstruction des corps de chauffe, échangeurs à plaques, ...
  7. blocage ou réduction du débit des pompes/circulateurs

Comment traiter son installation

Nettoyage de l'installation

nettoyage installation chauffage

Sur une installation neuve, le réseau devra au préalable être nettoyé. Il faut effectuer un rinçage méticuleux de l'installation afin d'évacuer les dépôts (décapants, copeaux, oxydes de soudure ?) issus de sa création.

Sur une installation existante, pour obtenir un résultat optimal, celle-ci doit être nettoyée (désembouée) dans son intégralité, à l'aide d'un produit désembouant en respectant les préconisations du fabricant pour sa mise en oeuvre.

En savoir + : le désembouage d'une installation de chauffage

Protection de l'installation

Pour qu'un traitement de protection fonctionne pleinement, il est nécessaire d'appliquer un produit inhibiteur dans un réseau propre. Le produit inhibiteur de corrosion et d'entartrage doit tenir compte de tous les métaux et matériaux constituant l'installation. Le produit inhibiteur dépend de la nature de l'installation et sera défini selon le cas à traiter. Dans le cas où un antigel est nécessaire les mêmes précautions sont à prendre.

Pour éviter les problèmes d'entartrage dans les réseaux sanitaires, il est recommandé de mettre des appareils anti-tartre/anticalcaire à l'entrée des circuits (adoucisseur, procédés par dissolution polyphosphates, procédés physiques ...) adaptés/efficace avec la dureté de son eau.

Suite à des problèmes, afin d'éviter une récidive il faut impérativement :
  • reprendre les non-conformités éventuelles du réseau
  • mettre en place les traitements de l'eau préventifs adaptés
  • surveiller les appoints d'eau irréguliers ou les apports d'oxygènes à cause par exemple de tubes PER sans BAO (Barrière Anti-Oxygène).

Contrôle

Il est nécessaire d'effectuer un contrôle initial après traitement et annuellement (ou plus suivant les cas) par exemple lors de la visite de maintenance.

Les contrôles peuvent être dans un premier temps visuels (ex. couleur/aspect de l'eau de chauffage), et aussi utiliser des outils dédiés : réactif par colorimétrie (bandelettes pH, test goutte à goutte TH), pH-mètre, ... En fonction des résultats, il convient de faire un appoint au besoin.

Analyses

analyse eau de chauffage

Les analyses permettent de réaliser une photo à instant T de la qualité de l'eau du réseau. A l'issue du nettoyage de l'installation il est conseillé de réaliser une analyse validant la qualité du traitement. Si le traitement est conforme au référentiel du fabricant le rapport d'analyse le mentionnera. Il ne reste plus qu'à maintenir une concentration au seuil recommandé en réalisant régulièrement une analyse qui vérifiera la maîtrise des paramètres. Il existe pour cela des kits d'analyses tout prêts qu'il suffit de retourner à un laboratoire.

Les recommandations

La qualité de l'eau utilisée dans l'installation influence donc directement le bon fonctionnement du système de chauffage thermique. En cas de défaillance ou détérioration d'un appareil imputable à une qualité de l'eau inadéquate, le bénéfice de la « Garantie Constructeur » offerte à l'utilisateur du produit concerné sera bien souvent exclu par le fabricant.

Ainsi les fabricants de matériels de chauffage définissent les caractéristiques à respecter en ce qui concerne l'eau du circuit de chauffage selon les matériaux utilisés dans leurs appareils. Il convient de respecter impérativement ces préconisations. Ci-dessous quelques exemples de recommandations (il convient de toujours se référer aux exigences propres de chaque fabricants) suivants les matériels en place.

Chaudière : corps de chauffe en acier inoxydable ou cuivre

CaractéristiquesCritères acceptables
pHinox : pH > 8.5
cuivre : 6.5 < pH < 9.5
TH de l'eau de remplissage< 20°f
Conductivité si traitement (µS/cm)< 1000µS/cm à 25°C
Sur une période de 5 ans, métaux dissous :
Aluminium
< 3mg/l
Cuivre
< 3mg/l
Fer
< 30mg/l
Chlorures
< 50mg/l

Le traitement utilisé doit permettre soit de respecter les valeurs ci-dessus, soit de respecter strictement les valeurs ou référentiels définis par le fabricant du traitement auprès des organismes de contrôles.

Les inhibiteurs doivent être compatibles avec les matériaux utilisés dans l'installation. L'ajout d'additifs à l'eau de chauffage pouvant entraîner des dommages matériels, il convient de respecter impérativement la notice du fabricant de l'additif. Le fabricant déclinera toute responsabilité en cas d'incompatibilité et d'inefficacité des additifs utilisés dans le système de chauffage.

Il convient de prendre toutes les précautions pour éviter l'introduction et la formation d'oxygène dans l'eau de l'installation en vérifiant le bon dimensionnement du vase d'expansion, de la ou des soupapes de sécurité, de la qualité des tuyauteries synthétiques (PER) ...

Pour les installation utilisant un produit antigel, il convient de s'assurer de sa compatibilité avec le matériau constituant le corps de chauffe et avec les autres composants de l'installation, et de le renouveler régulièrement au risque qu'il devienne agressif pour l'installation (voir ci-après).

Il convient de limiter au maximum les appoints d'eau sur l'installation pour éviter de diluer le produit de protection et d'apporter continuellement de l'oxygène. Si les appoints sont trop réguliers, il convient d'en chercher la cause (fuite, soupape défectueuse, vase d'expansion inefficace, ...).

Enfin, quel que soit le type d'installation, la pose d'un filtre désemboueur à barreau magnétique approprié sur le circuit retour de l'installation et son entretien est recommandée et permettra d'éviter le dépôt des matières en suspension dans le corps de chauffe du générateur.

Chaudière / Radiateur : corps de chauffe en aluminium

Il convient de respecter une valeur de pH  : 3.5 < ph < 8.5

PAC et CESI avec fluide caloporteur au glycol

Ces systèmes impliquent une vidange systématique :
  • tous les 5 ans selon la qualité du glycol mesurée (PAC et CESI auto-vidangeable)
  • tous les 3 ans selon la qualité du glycol mesurée (CESI sous pression)
Le seul contrôle à effectuer annuellement ou lors d'une opération de maintenance sera celui du taux de glycol (opacité au réfractomètre optique), afin de protéger efficacement les circuits contre les basses températures. Il faut adapter le taux de protection en fonction de la température de la région où l'on se trouve (température minimum régional).

Une trop forte concentration de liquide antigel entraîne :
  • une augmentation des pertes de charges
  • une diminution des échanges thermiques
Dans ce cas là, les incidences rencontrées sont notamment :
  • une baisse de la puissance de la PAC
  • une diminution du COP
  • une réduction de la durée de vie des équipements tels que les circulateurs
Une concentration de liquide antigel trop faible peut entraîner des dommages par corrosion ou des dégâts provoqués par le gel.

Cuve/ballon de stockage sanitaire avec anode magnésium

La plupart des ballons avec une cuve en acier émaillé ont cette dernière protégée par une anode sacrificielle en magnésium. Cette anode en magnésium permet de protéger de la corrosion la couche émaillée de la cuve du préparateur d'eau chaude sanitaire. La consommation en magnésium de l'anode est directement liée à la dureté de l'eau (TH). Plus une eau est calcaire plus elle est conductrice de courant, donc plus l'anode est consommée rapidement.

Il est important de procéder au contrôle régulier de l'anode d'un ballon lors par exemple de son entretien annuel et éventuellement de la remplacer. Lorsque celle-ci a un diamètre inférieur à 15mm, ou si une partie de la tige est à nue (même courte < 2 cm), l'anode doit être impérativement remplacée. Il est aussi possible de contrôler le courant de protection de l'anode au magnésium avec un contrôleur d'anode : si l'intensité du courant est >0,3mA, l'anode est opérationnelle ; si l'intensité du courant est <0,3mA, voire nulle, il faut soumettre l'anode à un contrôle visuel et la remplacer au besoin.

Récapitulatif

Chaudières / Chauffe-eau / Chauffe-bain

Opération à effectuerPrincipe et réalisationMise en oeuvreFréquence/Quand
Nettoyage du réseausur une installation neuve :
- rincer l'installation afin d'évacuer les dépôts
sur une installation existante :
- désembouer le circuit de chauffage
- rincer l'installation jusqu'à l'obtention d'une eau claire (il est impératif d'effectuer un rinçage émetteur par émetteur)
désembouage selon différentes méthodes :
- chimique : injection de produits chimiques spécifiques dans l'eau du circuit
- mécanique : utilisation de l'eau à haut débit ou un mélange air-eau à haute pression
- écologique : installation d'un appareil spécifique en permanence sur le circuit
? avant la mise en eau pour une installation neuve ou lors d'un remplacement sur une installation existante
? désembouage chimique :
. tous les 5 ans (ou moins) pour les planchers chauffant
. tous les 7 ans (ou moins) pour les radiateurs
- désembouage mécanique selon le réseau :
? PER : de 5 ans (ou moins) à maximum 10 ans
? cuivre/acier, fonte/acier et aluminium : en moyenne 10 ans.
Traitement préventif de protection du réseau sanitairemise en place d'appareils antitartre à l'entrée des circuits sanitaires (recommandé)- adoucisseur (faire attention à la qualité de l'eau afin d'éviter la corrosion)
- filtres mécaniques ou fixes à médias actifs
- procédés par dissolution de polyphosphates
- procédés physiques
- adoucisseur : tous les ans
- filtres mécaniques ou fixes à médias actifs : selon les préconisations du fabricant
- procédés par dissolution de polyphosphates : selon les préconisations du fabricant
- procédés physiques : tous les ans
Traitement curatif de protection du réseau de chauffageappliquer un produit de protection dans le réseau propre (prendre en compte tous les métaux de matériaux constituant l'installation)produit inhibiteur de corrosion et d'entartrage? après un contrôle
? après une analyse
Contrôle et analyse du traitement de protection du réseau de chauffage? mesurer la concentration du produit de protection dans le réseau
? valider le traitement mis en place
- bandelettes
- pH-mètre
- test goutte à goutte (TH)
- kit de test
- kit d'analyse
? après chaque traitement
? annuellement lors de la visite de maintenance

Pompes à chaleur

Opération à effectuerPrincipe et réalisationMise en oeuvreFréquence/Quand
Nettoyage du réseau? sur une installation neuve : rincer la partie glycolée de l'installation afin d'évacuer les dépôts et impuretés.
? sur une installation existante :
- désembouer la partie glycolée du circuit
- rincer la partie glycolée de l'installation jusqu'à l'obtention d'une eau claire
- désembouage chimique : injection de produits chimiques spécifiques dans le circuit glycolé
- désembouage mécanique : utilisation de l'eau à haut débit ou un mélange air-eau à haute pression
? avant la mise en eau pour une installation neuve
? lors d'un remplacement sur une installation existante
Contrôle du traitement de protection du réseaumesurer la concentration du produit de protection antigel dans le réseau? pH-mètre
? réfractomètre ou contrôleur de protection contre le gel
? après chaque traitement
? annuellement lors de la visite de maintenance

Systèmes solaires thermiques

Opération à effectuerPrincipe et réalisationMise en oeuvreFréquence/Quand
Nettoyage du réseau thermique solaire? sur une installation neuve (sauf CESI auto-vidangeable car le glycol est déjà pré-chargé) :
- rincer la partie glycolée de l'installation afin d'évacuer les dépôts
? sur une installation existante :
- désembouer la partie glycolée du circuit
- rincer la partie glycolée de l'installation jusqu'à l'obtention d'une eau claire
- désembouage chimique : injection de produits chimiques spécifiques dans le circuit glycolé
- désembouage mécanique : utilisation de l'eau à haut débit ou un mélange air-eau à haute pression
? avant la mise en eau pour une installation neuve
? lors d'un remplacement sur une installation existante
Contrôle du circuit glycolémesurer la concentration du produit de protection antigel dans le réseau? pH-mètre
? réfractomètre ou contrôleur de protection contre le gel
? après chaque ajout de glycol
? annuellement lors de la visite de maintenance

Ballon / Cuves de stockage

Opération à effectuerPrincipe et réalisationMise en oeuvreFréquence/Quand
Contrôle de l'anode magnésiumniveau de dégradation de l'anode de protection de la cuvevisuel ou contrôleur d'anode? après chaque intervention sur le ballon nécessitant une vidange de ce dernier
? annuellement lors de la visite de maintenance
Groupe de sécurité lorsque le système est équipés'assurer que le groupe de sécurité soit fonctionnel et ne soit pas obstrué par du tartreouverture manuelle du groupe de sécurité? après chaque intervention
? annuellement lors de la visite de maintenance

viessmann CEI chauffe-eau electrique intelligent avec connectivite

Pour compléter sa gamme de solutions d'eau chaude sanitaire, Viessmann a profité du dernier salon BePositive 2019 à Lyon pour proposer dès à présent un nouveau produit unique sur le marché de la production ECS, le CEI ou « Chauffe-eau Electrique Intelligent ».

Nous nous sommes donc rendus au salon BePositive pour découvrir en exclusivité ce nouveau CEI et pouvoir vous le présenter.

Tout d'abord, il est important de noter que ce nouveau chauffe-eau est 100% de fabrication française, conçu et assemblé dans les usines Viessmann de Faulquemont en Moselle, et surtout est le premier chauffe-eau électrique à être garanti 10 ans toutes pièces (hors groupe de sécurité) !

Avec trois modèles ayant une capacité à 38°C de 120 à 320 litres (modèles V3-51, V3-102 et V4-136), un format ultra-compact (seulement 24 cm d'épaisseur soit ~ 0,15 m² au sol) et un design discret (le CEI Viessmann peut s'intégrer parfaitement dans des cloisons pour se fondre dans le décor, les organes de contrôle restant parfaitement accessibles), une technologie innovante et son pilotage via une application mobile, ce CEI peut convenir à toute la famille (de 1 à 5 personnes et plus).

viessmann CEI chauffe-eau electrique intelligent caracteristiques

Avec son application mobile, son pilotage est simplifié et permet de s?adapter au plus près des besoins en eau chaude de chaque membre du foyer. Vous maîtrisez totalement votre consommation d'eau chaude sanitaire, c'est vous qui décidez quand et quel volume vous chauffez !

Ce nouveau concept de confort d'eau chaude sanitaire vous apporte les avantages suivants :

Des économies importantes

Une technologie multi-cuves permet de mieux maîtriser la production d'eau chaude et de ne fabriquer que ce dont l'usager a besoin. Les 3 ou 4 cuves du CEI montées en série sont contrôlées de manière indépendante permettant ainsi que seul le volume d'eau utilisé soit chauffé.

Une eau plus saine

Avec des cuves entièrement en inox Viessmann, il n'y a qu'un seul matériau au contact de l'eau, ce qui garantit une hygiène irréprochable de l'eau chaude sanitaire en supprimant tout risque de transfert de métaux lourds, et donnant au chauffe-eau une espérance de vie > 20 ans.

Une longévité accrue

Un système de chauffage de l'eau périphérique permet une température de chauffe homogène des ballons, limitant au maximum la formation de calcaire pour une longévité accrue des cuves et une eau de meilleure qualité et plus saine. Car à contrario d'un classique chauffe-eau électrique disposant d'un élément chauffant au contact de l'eau (thermoplongeur - i.e. résistance « blindée », ou résistance stéatite), le CEI présente une ceinture chauffante périphérique sur l'ensemble des cuves qui donne une chaleur identique dans tout le chauffe-eau, permettant aussi une puissance électrique bien inférieure à celle d'une technologie classique.

viessmann CEI chauffe-eau electrique intelligent vue interieure coupe

Un format compact

Sa forme rectangulaire et sa compacité avec seulement environ 0,15m² d'emprise au sol lui permettent de s'intégrer facilement à votre intérieur dans les espaces les plus étroits de l'habitation (hors zones 1 et 0 dans la salle de bain) notamment lorsque l'installation d'un ballon thermodynamique n'est pas possible ou que l'espace au sol est compté. Il se fond facilement dans le décor grâce à sa sobriété et son design soigné, mais peut être aussi entièrement caché dans une cloison en laissant pour autant les organes périphériques aisément accessibles.

Gain de temps au montage

Le CEI est livré pré-monté, prêt au raccordement avec :
  • groupe de sécurité pré-monté.
  • vanne d'arrêt pré-montée.
  • limiteur de température pré-monté.
  • câble d'alimentation électrique pré-monté.

Chauffe-eau connecté

Une application « MyCEI » permet de piloter la production d'eau chaude sanitaire pour une totale maîtrise de votre consommation. Résultats : entre 30 et 70% d'économies d'eau et d'énergie.

viessmann CEI chauffe-eau electrique intelligent application mycei

Cette application gratuite a été conçue pour piloter le CEI à partir d'un smartphone ou d'une tablette (Android ou iOS), ou en version web via le site mycei.viessmann.fr. Grâce à celle-ci, vous maîtrisez totalement votre consommation d'eau chaude sanitaire, c'est vous qui décidez quand et quel volume vous chauffez ! Vous profitez des fonctionnalités suivantes :
  • un tableau de bord reprenant de nombreux indicateurs, tant sur les consommations que sur les dépenses.
  • l'accès en un clic au mode de chauffe en cours, ainsi qu'à la capacité d'eau chaude sanitaire actuelle et celle programmée.
  • divers programmes adaptables selon vos besoins au moment voulu : mode hors gel, contrat énergie, planificateur (programmation des horaires de chauffe en fonction des besoins réels), marche permanente.
  • la création d'alertes pour vous avertir en cas de risque d'inconfort en eau chaude sanitaire ou de consommations trop importantes.

Retour sur investissement

Le prix de ce nouveau produit, compte tenu notamment des matériaux utilisés pour sa conception (cuves entièrement en inox) et du système de chauffe utilisé, peut sembler relativement élevé à l'achat :
  • Viessmann CEI V3-51 - réf. 7726344 : 1.885?HT
  • Viessmann CEI V3-102 - réf. 7726345 : 2.215?HT
  • Viessmann CEI V4-136 - réf. 7726346 : 2.775?HT
Néanmoins, il convient de relativiser ce prix compte tenu de l'amortissement client par rapport à un chauffe-eau électrique traditionnel de 200L : celui-ci est estimé à seulement 8 ans (avec aussi une économie en coût d'exploitation d'environ 3.200 ? sur 15 ans), sachant à nouveau que la durée de vie du CEI est donnée pour être supérieur à 20 ans (hors pièce d'usure telle le groupe de sécurité) avec une garantie de 10 ans.

Conscient de ce potentiel frein à l'investissement pour ce nouveau produit destiné notamment aux clients soucieux de maîtriser leur consommation, ainsi que la longévité et la qualité de leurs équipements, aimant l'innovation pour des technologies de pointe, ou souhaitant une intégration intérieur soigné de leur logement, Viessmann propose d'acquérir ce chauffe-eau électrique intelligent à l'aide d'un financement bonifié par leurs soins dès 59,31?/mois sur 36 mois * via leur réseau d'installateurs « ProActif »

* exemple : pour le financement du modèle V3-51 - hors accessoire et hors pose - avec un emprunt de 2.073?TTC (TVA à 10 %) sur 36 mois au TAEG fixe de 1,95% (hors assurance facultative), sous réserve d'acceptation par organisme préteur, soit un remboursement de 36 mensualités de 59,31? - intérêts : 62,16? - montant total dû de 2 135,16? ; un crédit vous engage et doit être remboursé, vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

Encore plus d'économies ?

Le CEI possédant une double ceinture chauffante, il peut profiter directement d'une production photovoltaïque. 1 ou 2 panneaux suffisent alors et l'installation peut se faire ultérieurement. En reliant les panneaux photovoltaïques directement au chauffe-eau, vous bénéficiez alors d'une énergie gratuite, auto-produite, d'un confort supplémentaire en eau chaude sanitaire, et d'une indépendance vis-à-vis du réseau public (pas de déclaration administrative).


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