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Publié en 1940 (en VF en 1949 , adapté au cinéma en 1976 ), ce roman majeur de l?écrivain et journaliste italien Dino Buzzati a connu un succès mondial qui ne se dément pas (ayant inspiré le Zangra de Brel). Cette fable philosophico-existentielle, (la non) épopée d?un jeune officier -en quête de gloire- affecté dans un fort au milieu du désert, est marquée du trauma des deux grandes guerres et s?inscrit sous le prisme de plusieurs influences de l?époque : de la plus évidente Kafkaïenne (reniée par l?auteur) aux existentialistes de Sartre à Camus en passant par la montagne magique de Thomas Mann? C?est l?observation de ses collègues de bureau, fossilisés dans leur travail routinier, à la rédaction du Corrier della serra où il travailla (et s?ennuya) jusqu?à sa mort qui fait germer l?idée du Désert des tartares chez Buzzati. L'escalier tortueux qui conduit à son bureau lui inspire les boyaux du fort Bastiani. Le cadre militaire lui permet de renforcer l?allégorie de son histoire, à la fois réflexion sur la fuite du temps, la mort, les destinées et aspirations humaines mais aussi un roman d?atmosphère à la poésie onirique? :
Bardamu, Rastignac, Raskolnikov, Peter Pan... autant de personnages littéraires devenus icônes, presque archétypes modernes. Le "Dictionnaire des personnages populaires de la littérature des XIXè et XXè" leur rend hommage. Classé par thème (Aventuriers, Bagnards, Femmes fatales, Policiers?), il a été rédigé par 100 écrivains contemporains qui livrent leur vision personnelle de leur héros préféré. L'occasion de redécouvrir ces figures mythiques éclairées d'interprétations diverses. Extraits :
Christophe Greuet (journaliste au Midi libre) anime avec passion (et exigence !) depuis 2005, "Culture Café", un blog culturel qui fait la part belle à la littérature contemporaine anglo-saxonne mais aussi française. Lecteur éclectique et pointu, ce montpelliérain, également passionné de cinéma de genre et technophile, a même organisé fin 2008 une grande enquête afin d'élire les 500 meilleurs livres sélectionnés par les internautes (avec pour le trio de tête : 1984 de G.Orwell, L'étranger d'Albert Camus, Voyage au bout de la nuit de Céline). Observateur et commentateur attentif de la littérature contemporaine, il a accepté de nous dévoiler sa (débordante !) bibliothèque mais aussi de révéler ses premiers coups de c?ur de la rentrée littéraire de septembre 2010 ou encore réagir à l'e-book... :
Parmi la nouvelle génération littéraire, Nina Bouraoui est sans doute l'une des voix les plus actives pour faire connaître l'?uvre d'Hervé Guibert, l'une de ses influences marquantes qu'elle cite régulièrement : "Guibert écrit avec ses yeux, avec le corps entier. C'est une littérature sensuelle, voire charnelle. Ce n'est pas un écrivain de l'intime. C'est un écrivain de l'intérieur, c'est-à-dire de la matière vivante. Chaque livre est le livre de la vie." commente-t-elle à son sujet. De son côté Marie Darrieussecq lui a consacré en 1997 une étude dans le cadre d'un dossier "Le Corps textuel de Hervé Guibert". Catalogué "écrivain homo atteint du sida", les livres de Guibert, à l'instar d'un Guillaume Dustan, sont hantés par le corps, source de plaisir et de douleur, dans son expression la plus organique et la plus sexuelle, mais aussi et surtout dans sa déchéance rongée par la maladie et menacée d'une mort palpable. A partir de 1990, date à laquelle est publié "A l?ami qui ne m?a pas sauvé la vie" -roman dans lequel il évoque son combat contre le sida et dévoile les circonstances de la mort du philosophe Michel Foucault (Muzil dans le roman)-, Hervé Guibert connaît une forte notoriété médiatique. Il restera d'ailleurs jusqu?à sa mort (sur laquelle il livra un travail acharné jusqu'à se filmer agonisant : "La Pudeur ou l'Impudeur") à un véritable « phénomène médiatico-littéraire ». Photographe, journaliste, écrivain - avec pas moins de 28 ouvrages -, chroniqueur de photographies, scénariste et vidéaste..., Guibert est un artiste aux multiples facettes. Et c'est peut-être dans son journal posthume (1976-1991), Le mausolée des amants, que l'on retrouve toute sa richesse multiple. Un journal âpre, presque pestilentiel parfois, où il pose son regard acéré sur son travail (écriture, photo...) mais aussi sur ses amours, conquêtes, son entourage familial, rencontres de hasard, voyages, la vieillesse, la maladie, le corps désirable ou repoussant.... :
Connue pour son blog Ruedebeaune ("la fille emmêlée") où elle distillait en 2006 en phrases poétiques son vague à l'âme et ses amours "froissés", ses chroniques sur Zone littéraire mais aussi ses revues littéraires (En attendant l'or, Stupre...) Olivia Michel se lance aujourd'hui dans l'aventure de l'édition participative ! Inscrite sur le nouveau site My major company Books, elle y présente son premier roman "Je sais bien que je te l'ai trop dit". Malgré la polémique qui a suivi son ouverture, elle nous explique sa démarche :